Chômage temporaire pour intempéries dans la construction
Gel, neige, fortes pluies : quand le travail devient impossible, l'ouvrier de la construction peut être mis en chômage temporaire pour intempéries. Montant, conditions et démarches, d'après l'ONEM.
En résumé. L'allocation vaut 60 % du salaire brut, plafonné à 3 571,18 € par mois, soit 64,74 € à 82,33 € brut par jour depuis le 01/09/2026, moins 26,75 % de précompte. Pas de stage d'attente. Seules des journées complètes comptent.
Quand le chantier peut s'arrêter pour intempéries
Les conditions atmosphériques doivent rendre le travail impossible, compte tenu de sa nature : gel ou fortes pluies qui empêchent la maçonnerie ou le gros œuvre, par exemple.
Il faut un lien direct entre le temps et les travaux en cours. Un arrêt indirect (livraison bloquée par la neige, par exemple) relève plutôt de la force majeure.
Sont concernés les ouvriers, les intérimaires ouvriers et les apprentis en alternance ; pas les étudiants.
Le jour même : commencé ou pas commencé
Travail impossible dès l'arrivée : pas de salaire garanti pour ce jour, et mise en chômage temporaire possible. La case du jour ne se noircit pas sur l'eC3.2 avant d'arriver sur le chantier.
Travail commencé puis arrêté : le salaire est dû pour la journée ; un salaire réduit peut être payé pour les heures non prestées. Plus de chômage intempéries ce jour-là.
Pas de demi-journée : seul un jour de travail complet peut être déclaré.
Ce qui est payé
Allocation ONEM
60 % du brut
Plafond du salaire pris en compte (depuis le 01/09/2026)
3 571,18 € / mois
Montant brut par jour (depuis le 01/09/2026)
64,74 € à 82,33 €
Précompte professionnel retenu
26,75 %
Supplément à charge de l'employeur (ou d'un fonds)
Le nombre d'allocations du mois se calcule sur un régime de six jours par semaine. Les allocations de chômage temporaire ne diminuent pas avec le temps.
Les démarches de l'ouvrier
La carte de contrôle est électronique (eC3.2) depuis le 1er janvier 2025 : les cartes papier C3.2A-construction ne sont plus acceptées. Elle se remplit chaque mois, avant de travailler.
En fin de mois, l'eC3.2 part vers l'organisme de paiement : CAPAC, CSC, FGTB ou SYNOVA.
La demande d'allocations (formulaire C3.2-Travailleur) se fait auprès de cet organisme le plus tôt possible ; elle doit arriver au plus tard à la fin du deuxième mois qui suit le mois de chômage.
Les démarches de l'employeur
Communication électronique au bureau du chômage le premier jour effectif de chômage, ou le jour ouvrable qui précède (si l'arrêt est certain) ou qui suit. Elle vaut pour un mois ; si le mauvais temps continue, une nouvelle communication part au plus tard le deuxième jour ouvrable du mois suivant.
Après la fin du mois, la DRS 5 avec le code 5.2 (intempéries). La DRS 2 au premier chômage temporaire dans l'entreprise.
Ce qui s'ajoute dans la construction
Timbres intempéries : 2 % du salaire brut à 100 % de l'année civile, pour les ouvriers du gros œuvre, payés au printemps (en 2025, à partir du lundi 28 avril).
Compléments du Fonds de sécurité d'existence (indemnité-construction, indemnité-gel) : montants par jour selon la catégorie et le nombre de jours, versés avec une carte de légitimation. Le détail se trouve auprès du syndicat ou de Constructiv.
Formation en hiver : du 1er décembre au 31 mars, un ouvrier de la CP 124 peut suivre jusqu'à quatre semaines de formation indemnisées comme des jours d'intempéries (pas les intérimaires de la CP 322). Les jours de repos compensatoire acquis se prennent d'abord.
Un e-mail le jour où le SPF Emploi publie le nouveau barème de la CP 124 : le nouveau minimum et le pourcentage d'indexation. Sans compte, gratuit.
Un e-mail de confirmation part d'abord ; sans clic, l'adresse est effacée après 30 jours. Désinscription en un clic dans chaque envoi. L'adresse sert uniquement à cette alerte (vie privée).
Combien touche un ouvrier de la construction en chômage intempéries ?
60 % du salaire brut, plafonné à 3 571,18 € par mois : entre 64,74 € et 82,33 € brut par jour depuis le 01/09/2026, moins 26,75 % de précompte professionnel. S'y ajoutent un supplément d'au moins 2 € par jour à charge de l'employeur (ou d'un fonds) et une indemnité de 5 € par jour (montant de base adapté à l'index) pour un salaire jusqu'à 4 000 € brut par mois (montant de base).
Faut-il un stage d'attente pour le chômage intempéries ?
Non. Le droit aux allocations est immédiat, sous réserve des conditions habituelles. Depuis le 1er mars 2026, une inscription comme demandeur d'emploi est demandée après les trois premiers mois.
Le chômage intempéries peut-il porter sur une demi-journée ?
Non. Seul un jour de travail complet peut être déclaré. Un ouvrier qui a commencé sa journée a droit à son salaire pour ce jour ; l'employeur peut payer un salaire réduit pour les heures non prestées.
Que se passe-t-il si le chantier est impossible dès l'arrivée ?
L'ouvrier n'a pas droit à son salaire pour ce jour, et l'employeur peut le mettre en chômage temporaire pour intempéries. La case du jour ne se noircit pas sur la carte eC3.2 avant l'arrivée sur le chantier.
Quand sont payés les timbres intempéries ?
Une fois par an, au printemps : 2 % du salaire brut à 100 % de l'année civile précédente, pour les ouvriers du gros œuvre. Paiement 2025 : à partir du lundi 28 avril, d'après la CSC.